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Composition classique des vitesses

De Vents & Jardins

Avant de nous lancer dans les nouveaux territoires de la relativité d'Einstein, il nous reste une dernière évidence apparente de la relativité galiléenne à analyser: Celle de la composition des vitesse.

Dans le monde ordinaire, à notre échelle, les vitesses se combinent d'une manière extrêmement simple et intuitive: Elles s'ajoutent, tout simplement, ou elle se soustraient.

Ainsi, si la voiture qui vient de me doubler s'éloigne de moi à la vitesse de 10 km/h et que je vais à 100 km/h, je peux affirmer tranquillement qu'elle vas à 110 km/h. Et c'est très logique. Si nous conservons ces mêmes vitesses, au bout d'une heure, j'aurai parcouru 100 km et elle se sera éloignée de moi de 10 km. Elle aura donc parcouru 110 km en une heure.

Si les vitesses vont en sens inverse, on fait une soustraction. Une soustraction ce n'est rien d'autre que l'addition d'un nombre négatif.

On trouve à ce sujet cette vidéo très éclairante sur youtube:

Le youtubeur a réussi à inventer une sorte de catapulte qu'il a placée sur un camion qui va à 80km/h. Cette catapulte va le propulser en sens inverse à une vitesse de 80km/h. Quand il tombera du camion, on s'attend à ce qu'il ait une vitesse nulle par rapport au sol. Et c'est très exactement ce qui se produit. Cette vidéo en donne une preuve éclatante. Je vous invite vraiment à la regarder:

https://www.youtube.com/watch?v=jV96uhFWgmA

Tout ça est tellement évident qu'on se demande bien pourquoi on y insiste ici, me direz-vous?

Et bien parce que cette évidence va cesser d'en être une dès le chapitre suivant, à des vitesses proches de celle de la lumière. Et c'est pour résoudre les paradoxes apparents qui en découleront que nous serons obligés de modifier la relativité galiléenne.


À suivre...

Sommaire de la série: Quantique et relativité pour les francs-maçons

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